Le jour où j’ai arrêté d’être normale

Récemment, au grè de mes divagations sur le net, je tombe sur une étude qui classe le top 5 des métiers qui rendent heureux.

(cliquez ici pour lire l’étude).

Je me dis : ok, encore un étude à la con et je m’empresse de la lire.

Dans le top, 5 se trouvent :

1/ Homme d’Eglise

2/ Kinésithérapeute

3/ Pompier

4/ Chef d’établissement scolaire

5/ Artiste

Je ris, surtout pour le premier.

Mais plus loin, il y a aussi un classement du top 5 des métiers qui ne rendent pas heureux, autrement dit qui rendent malheureux, autrement dit les métiers de merde.

Dans le flop, 5 se trouvent :

1/ Responsable information et technologie

2/ Directeur des ventes/marketing

3/ Chef de produit

4/ Développeur web senior

5/ Technicien spécialisé

Je ne ris pas, surtout pour les 5 premiers.

Et là, tout devient très clair, vu que 5 de ces 5 métiers sont des métiers que j’ai exercés de près ou de loin.

C’est donc pour ça que j’ai une vie de merde !

Tout s’explique.

Je retourne à la liste des métiers qui rendent heureux, désespérée, tentant de trouver une réponse, un signe…

Sur ces 5 métiers il y en a à peu près un qui me corresponde : Artiste.

Puis je fais un constat : C’est vrai que j’en ai marre de ce boulot et que cette vie morne et austère ne me ressemble pas. J’ai besoin d’un changement, d’une lumière qui scintille au loin, de retrouver l’envie, voire même l’envie d’avoir envie, comme dirait Johnny (Poète post-moderne du 21ème siècle 1943 – 2009).

Cédant une nouvelle fois aux sirènes de la rationalité, je fais quand même le point sur mes compétences et de mes lacunes.

Dans la colonne points d’amélioration (je sais c’est cucul, mais c’est comme ça qu’on dit en management) je note :

– utopisme aggravé

– penchant pour la critique acerbe

– cynisme

– créativité intempestive

– incapacité à fermer sa gueule

et après j’arrête car il n’y a plus de place sur ma feuille.

Dans la colonne compétences, je note :

– Plume

et après j’arrête car j’ai fini.

Je pense encore : Oui, mais “Artiste”, ce n’est pas un métier normal !

Et puis j’allume la télévision et il y a la conférence de presse de François Hollande, je regarde la conférence et puis je décide d’arrêter d’essayer d’être normale.

Alors, je prends une grande décision: “Aujourd’hui je deviens écrivain.”

Comme ceux qui m’ont fait rêver, comme ceux qui m’ont transporté, ému, touché, inspiré et bien plus encore, à mon tour je veux raconter des histoires.

Comme Amélie Nothomb en moins brillante, comme Paulo Coelho en moins chauve, comme Frédéric Beigbeder en moins drogué ou comme Douglas Kennedy en moins égocentrique…

Puis je pense : Avant toute chose, lorsque l’on se lance un défi fou, il faut être bouffi d’espoir, et pour ce faire, croire en soi.

Reprenons donc, moi aussi, je veux raconter des histoires, comme Amélie Nothomb en plus française, comme Paulo Coehlo en plus chevelue (même beaucoup plus chevelue, rapport à mes origines antillaises), comme Frédéric Beigbeder en plus saine de corps (pas forcément d’esprit) ou comme Douglas Kennedy avec plus d’autodérision.

Voilà qui était mieux, j’étais sur la bonne voie, je le sentais.

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