Au salon du livre de Genève

Dimanche, j’ai décidé d’aller au salon du livre. Tâter un peu les tendances, écouter des auteurs légitimés et boire des cafés hors de prix.

Ayant terminé cette journée par une rencontre avec Pierre Pradervand, sur le thème de « Le bonheur sans liberté », je me sens un peu contrainte de teinter ce post de positivisme.

Alors certes, j’ai raté Philippe Geluck, l’hommage à Naguib Mahfouz ou encore Mathieu Menet, ce jeune fou qui a écrit « Fuck le chômage », un ouvrage qui donne les clés pour décrocher le job de ses rêves en 43 jours, grâce à la pratique de « l’art de la drague dans la recherche d’emploi ».

Toi, petit lecteur obstinément pessimiste, tu penses que j’ai tout foiré, hein ! Que j’ai râté les trucs qui déchirent le cerveau pour assister à la conférence d’un vieux bigot qui parle de « la source », « Dieu » ou encore « Jésus ».

Mais moi je ris. Je ris, AH AH AH AH !

Humm… Je vous prie de bien vouloir excuser mon style quelque peu direct et irrévérencieux.

Peut-être cela est-il la conséquence de l’autre table ronde à laquelle j’ai assisté à La place Suisse : « Écrivains et chroniqueurs, poil à gratter. » J’ai ainsi découvert la relève des écrivains suisses : Mélanie Chappuis, Pierrick Destraz, Quentin Mouron et Fred Valet. De jeunes auteurs à l’allure plus proche de stars du rock n’roll que de stars de la littérature.

Donc finalement, il ne serait plus nécessaire d’avoir la peau et le cheveu gras, de sentir le vieux tiroir ou d’avoir 5 grammes d’alcool dans le sang pour être un bon écrivain ? Voilà qui modifie mes perspectives.

Dans le train, sur le trajet du retour, je commence à me sentir mal. Maux de tête, sueurs froides, j’ai le cerveau en surchauffe. Je me sens complètement perdue, mon univers s’effondre.

Trop d’informations nouvelles à digérer :

1. On peut être heureux, même sans être libre

2. On peut être écrivain, même sans être moche et dépressif chronique.

Mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire de tout ce désespoir que j’avais sagement mis de côté à dessein de devenir un immense écrivain ?

Quentin Mouron
Quentin Mouron
Source : Le site de Quentin Mouron
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3 réflexions sur “Au salon du livre de Genève

    • Merci pour ton commentaire et je te présente mes excuses les plus plates pour avoir raté tes ateliers.
      Je vais de ce pas sur 2mois1job, ensuite j’irai lire ton livre à la fnac 😀

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