Nouveau né

J’ai l’immense joie de vous annoncer la naissance de Crypte !

Il pèse 118 pages et a déjà le caractère cynique et l’esprit tordu de sa maman ♥

J’espère prochainement lui trouver une maison d’adoption. En attendant, je profite de ces moments de détente et de joie.

XOXO

Prune

Crypte

 

 

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Vous n’aurez pas mon vote

nilepennimacron

Je ne vote pas en pensant à mon propre intérêt. Je vote par conviction idéologique. Pour mon pays et ses enfants, je veux le meilleur pour eux. Je veux moins d’injustices, plus d’égalité. Je veux que les jeunes puissent recommencer à rêver à un avenir brillant, qu’il soit professionnel ou personnel. Je voudrais mettre fin à la domination des salariés par leurs employeurs, des citoyens par leurs représentants politiques, du peuple Français par l’Europe ultra-libérale, des travailleurs par les spéculateurs, des plus démunis par les ultra-riches. Je voudrais retrouver l’équilibre.

Je vis en Suisse aujourd’hui et demain probablement ailleurs. J’irais toujours où le vent me porte, je ne veux pas me sentir enfermée. Pourtant, je continue d’espérer le meilleur pour mon pays.

Jusqu’à ce dimanche, j’avais tant d’espoirs pour la France. De craintes aussi.

Mais ce dimanche, les Français m’ont encore déçu. Depuis le traumatisme de 2002, en passant par Sarkozy, je pensais ne plus pouvoir être blessée par les choix de mes concitoyens. J’avais admis qu’une partie de la population ne disposait pas des ressources intellectuelles suffisantes pour rêver leur futur ailleurs que dans la haine d’autrui et des différences. J’avais admis qu’une partie des Français voulaient protéger leur petit confort personnel sans comprendre que l’austérité et les tensions sociales leur nuiraient tout autant. Je m’étais armée de tolérance et pourtant, les Français ont encore réussi à me décevoir. 20% des Français ont choisi de donner leur voix à un escroc avéré et sans scrupules. C’est bien dans cette élection, la chose qui me paraît la plus incompréhensible.

Je pardonne aux électeurs du FN, j’ai admis qu’ils ne pouvaient comprendre que les raccourcis faciles. Les idéaux les plus nobles requièrent de pouvoir dominer son ressenti pour accéder à la pensée. Je peux tolérer les divergences idéologiques mais je ne peux pas comprendre que 20% des Français soient butés au point de maintenir leur choix sur un candidat qui les vole effrontément. Que se passe-t-il dans la tête de ces électeurs ? Décidément, plus je crois comprendre les électeurs Français, avec toutes les désillusions et amertume que cela implique, plus je suis perdue, désabusée, sans voix. Alors je prends la plume pour vous écrire ce que je voudrais vous crier.

Continuez de voter en pensant à protéger vos intérêts particuliers, continuez à manquer d’ambition pour notre pays, à taper sur les plus faibles pour ne pas mettre fin aux véritables inégalités, à maintenir au pouvoir une caste qui vous divise et vous vole.

Aujourd’hui, la colère a pris le pas sur la raison, mais je me tais.

Je me tairais encore le 7 mai prochain. Je ne vous donnerai pas ma voix et je vous regarderai à distance vous enfoncer dans votre obscurantisme. En silence, je vous souhaiterais ce que finalement vous méritez, à force d’égocentrisme, le FN au pouvoir et l’impact effroyable qu’il aura sur vos vies, pas la mienne.

Saga familiale

 

En guise de tentative d’explication à ma barjitude galopante, j’aimerais vous raconter un épisode de ma vie particulièrement traumatisant.

Celui-ci me revient en mémoire à l’approche des fêtes, alors que je me balade au rayon musique d’un grand magasin.

Mes parents ont toujours été de grands amateurs de bonne musique. Je parle de soul, de R’n’b, de zouk, de jazz, avec, éventuellement un soupçon de pop. J’ai grandi dans une famille où l’on danse (même mal), on chante, on claque des doigts et on doudidi doudada de bon cœur. Ma mère cuisinait en trémoussant son postérieur sur du James Brown et le pas de danse de mon père était à peu prés le plus ridicule de la galaxy. Mais, j’ai cependant eu la chance d’être épargnée par les Johnny, Cloclo et autres Aznavour. Rien que d’en parler d’ailleurs, j’en ai la nausée. Que dieu m’en protège !

En dehors de la maison, les trajets en voiture étaient une autre occasion d’écouter de la vraie musique. Lorsque je me faisais conduire à l’école, je me réjouissais de ce petit intermède musical, ainsi que de me soustraire au bus scolaire bondé de fans de Lara Fabian et branché en continu sur NRJ.

Mais un jour, il s’est produit un drame qui restera à jamais gravé dans ma mémoire. Je devais avoir 19-20 ans et j’avais quitté le nid familial pour poursuivre mes études à Grenoble. Je rentrais tout de même tous les weekends. Ma maison, mes parents, leur musique, tout paraissait immuable et cela me rassurait. Un weekend, donc, j’emprunte la voiture de mon père pour aller faire quelques achats en ville. Avant même de mettre le contact, avec délectation, je parcours le vide poche à la recherche d’un bon CD pour accompagner mon trajet. Compil’ calme, compil’ pop. Je souris. Ce sont les deux compilations de musique de jeun’s que j’ai offert à mon père pour l’aider à se mettre à la page.

Mais soudain, là, dans le vide poche de mon papa, se trouve un troisième CD. Et c’est… C’est… Un CD de Yannick Noah. Un poignard me transperce le cœur, je suis sous le choc. Pourquoi ? Papa, mais pourquoi as-tu fais ça ?

Mon père et moi n’avons jamais parlé de cet épouvantable traumatisme et à ce jour encore, m’habitent incompréhension, honte et désarrois.

Je dédie ce post à tous les enfants de fans de Johnny, Sardou, Hélène Segara, ainsi qu’à toutes les générations de demain, dont les parents se sont emballés sur du Jul.

Puisse votre curatrice vous lire ce post. Paix à vos oreilles ❤

Le saviez-vous ?

Savez-vous comment ma carrière d’écrivain a débuté ? Il y a de ça quatre ans, je débarquais en Suisse. Non pas avec un petit sac griffé Vuitton et une paire de Louboutins usées, comme le prétend la légende, mais avec un petit garçon griffé de partout et un petit ami usé jusqu’à la corde. Au commencement il y avait un blog, baptisé Fraulein Prune (Mademoiselle Prune en allemand). J’y racontais mes premiers pas en Suisse et mes expériences, professionnelles notamment. Mes collègues de travail ont découvert le dit blog et rapidement, chacun de mes articles était suivi de prés, animant les conversations à la pause de 10h.

La plupart d’entre vous le sait, ma première fan, c’est moi-même. Je ne résiste donc pas à la tentation de partager avec vous un de mes articles de l’époque. Parce que franchement, un tel niveau de débilité relève du génie.

Merci @Lutre pour m’avoir aidé à remettre la main sur mes vieilles âneries.

Avertissement : l’abus d’absinthe est dangereux pour la santé mentale, la vôtre et celle de ceux qui vous lisent.

fèe verte

Ouh la l’absinthe…

Tout a commencé dans une salle obscure, avec une présentation obscure dans une langue obscure. Les informations fusaient, les yeux tiraient, les estomacs criaient famine, les vessies appelaient à l’aide…

Au bout d’une heure, 35 minutes et 21 secondes le cauchemar prit fin pour laisser place à l’open bar…

Boulettes de viande, nems de poulet, tartines, soupes au vin…, ce fut une orgie de mets raffinés et colorés. Le vin coulait à flot et l’ambiance se réchauffait mais je restais sage et concentrée sur mon objectif : ne pas perdre ma virginité. On moquait la présentation de Bramwel, on comparait la taille de nos culs avec celui de Freaky Frank, on se jetait sur la bouffe, la serveuse nous jetaient des regards accusateurs, on s’en foutait on se jetait quand même sur la bouffe, on se brûlait, on s’en foutait on se rejetait sur la bouffe…

Rachel testa un nouveau truc de sa grand-mère, garder toujours un verre de jus d’orange prés de soi, mais ne pas le boire. Bien qu’étonnante, cette technique est efficace, Rachel a toujours sa virginité à l’heure où j’écris.

Vers 19h30, la soirée pris une nouvelle tournure quand nous décidâmes de nous rendre au bar à absinthe. Je pris biensûr soin de convier Hot-boss ainsi que d’oublier Marc qui était parti faire caca.

Dominique notre copain gay décidait de nous accompagner.

Nous arrivâmes au bar.

………………………………………………….

Elias ne nous a pas attendu, il est attablé avec d’autres, ils boivent de l’Absinthe.

On s’installe à une autre table, on commande de l’Absinthe, le serveur nous demande si on suce, on dit que oui, biensûr qu’on suce*, on double suce même, on n’est pas des pédés.

On boit, on rit, Marc arrive, il est soulagé mais pas content qu’on (je) ne l’ai pas attendu.

Jan arrive, il veut s’assoir avec nous, on se serre, je me fais prendre en sandwich, je suis bien élevée, je ne me plains pas.

Je vais pisser, je reviens, je n’ai plus de place.

Marc dit que rester debout c’est faire du sport, Rachel décide de faire du sport et me cède sa place.

Marc fait croire à Jan que j’ai 38 ans, Jan trouve que je suis bien conservée.

Je touche les seins des mecs pour voir s’ils sont plus gros que les miens, je trouve que non, Jan trouve qu’il faudrait qu’il touche mes seins pour me donner son point de vue sur la question. Je décline poliment sa proposition.

Jan me donne un cours de Suisse Allemand et m’apprends à dire Rourchi chéli, ou un truc comme ça (c’est dur à orthographier mais ça veut dire « petite étagère »).

On donne un cours de Français à Dominique, on lui apprend les subtilités de notre belle langue:

Putain, merde, fait chier, bonnasse, chaudasse.

Et aussi Prrrr (c’est dur à orthographier mais ça veut dire « je ne sais pas »).

Soudain la situation devient troublante, inquiétante, c’est alors que surgit de l’ombre, tapis, Translator Man, un super héros qui a le pouvoir incroyable de traduire tout du Français vers l’Allemand et inversement proportionnel.

Jan me dit qu’il aime mon body mais qu’il ne peut pas bien le dire en Français, Translator Man vole à son secours et me dit que Jan aime mon body, son super pouvoir fait toute la différence, ouf! Merci Translator Man.

On boit des bières, Florian renverse la sienne, Dominique avec la dextérité du puma parvient à s’extirper de la table pour ne pas tâcher son pantalon qui vaut le prix de toute la garde-robe de Florian (sur les 10 dernières années). Par contre ma doudoune, qui vaut ½ salaire moyen français, soit l’équivalent d’une bière en Suisse n’est pas épargnée.

Je retourne pisser, je croise Hot-boss et sa bande qui essayent un travel pussy. J’ai envie de dire à Hot-Boss que je veux bien être son travel pussy, office pussy ou wherever pussy, j’ai un sursaut de dignité, je ferme ma gueule.

Je retourne à table, Marc est en train d’expliquer qu’il aime bien les gros mamelons.

Une table plus loin, les Suisses Allemands ont des conversations beaucoup plus classes, ils débattent sur la véracité ou non des seins de la fée verte. Hot-Boss dit que c’est des faux, il a l’air d’en connaître un rayon en seins de fée verte.

L’absinthe nous pousse à nous livrer, on pose nos vies sur la table : Jan a un talent caché, il dessine…

Marc, lui  a une technique de folie pour emballer, basée sur le grignotage d’oreille et le caressage de torse (le sien)…

Florian, lui… Bah c’est Translator man… à ce niveau c’est même plus un talent mais un super pouvoir !

Les romands décident de rentrer, mon body et moi on décide de les suivre.

En chemin vers la gare, nous nous faisons arrêter par la police, nous sommes de terribles délinquants de la route, nous avons traversé alors que le bonhomme était rouge !

En Suisse, il s’agit d’un crime passible de 15 ans de prison ferme ! (Par contre on peut voler des trucs ou tuer des gens, ça c’est bon).

Florian parlemente  en Suisse allemand avec le policier vénère, je voudrais bien l’aider mais je suis pas sûr qu’on ait besoin d’une petite étagère dans ce contexte…

Fin de la soirée, je rentre chez moi et je réalise que ma vie en Suisse, c’est un peu comme une NDE (Near Death Experience), quand je vais retourner dans le monde réel (en France) et raconter ça, personne ne me croira…

* On peut boire l’absinthe non sucrée, sucrée ou très sucrée. En allemand nicht süss, süss ou dopple süss.

<3

La ville dans laquelle se déroule mon second roman est un lieu historique et magique (comme disent les suisses). C’est aussi la deuxième ville la plus visitée par les touristes en France. Pour moi, c’est une ville coup de cœur, de ces lieux auxquels on se sent instinctivement appartenir, ému et séduit au détour de chaque ruelle pavée, conquis lorsque bruissent les accents méridionaux.

parapluies

Censure et auto-censure, à qui profite le crime ?

En pleine écriture de mon second roman, la question de l’auto-censure est en ce moment, pour moi, un thème récurrent.

Pourquoi ? Pour faire plaisir à qui ? Par peur de quoi ? Intimement lié aux questions de pudeur, de limite et de confiance en soi, voilà un thème qui en dit long sur notre propre subconscient !

C’est pourquoi j’ai choisi d’animer mon tout premier atelier d’écriture sur ce thème.

Il se déroulera le samedi 22 octobre de 14h30 à 16h30 à la librairie Payot de Montreux.

Alors, vous venez avec moi vous faire des nœuds au cerveau et au stylo ?

Il n’y a que 6 places disponibles, alors dépêchez-vous de m’envoyer un e-mail à prune.ecrivain@gmail.com !

À très vite !

Viendez nombreux !


Je serai, ce samedi 10 septembre, en dédicace à la librairie Payot de La Chaux-de-Fonds de 10h30 à 12h, ainsi qu’à celle de Neuchâtel de 14h30 à 16h30.

De belles et talentueuses comédiennes assureront une lecture publique, accompagnées en exclusivité du sosie suisse de Justin Bieber 😉

J’espère vous voir nombreux !

Salon du livre

10h10_cover

Vous n’êtes pas sans savoir…
Ah si ? Vous n’êtes sans savoir ?
Bon et bien, le week-end prochain c’est le salon du livre de Genève.
Je vous recommande fortement d’y faire un tour, car comme chaque année,  il y en aura pour tous les goûts.
Les adeptes de spiritualité bon marché pourront rencontrer,  en exclusivité Paulo Coelho. En effet, il a annoncé que cette année,  il ne ferait QUE le salon du livre de Genève  (pas de chance les suisse, c’est tombé sur vous).
Si vous préférez le bon vieux rap du fond de la cave, sachez qu’Oxmo Puccino donnera un concert gratuit le vendredi soir. Les milléniums pourront rencontrer la youtubeuse Andy et pour les amateurs de pseudo ridicule, Lukas Bärfuss nous fera l’honneur de sa présence.
Pour tous les autres, il y aura moi : Prune, en dédicace samedi 29 avril sur le stand de 180° Éditions 😉

Plus d’infos sur le site web du salon du livre

J’ai besoin de vous !

Hello folks,

Une fois n’est pas coutume j’ai besoin de votre aide.

Cette fois-ci pour choisir la quatrième de couverture de 10 heures 10 qui sera éditée par 180° Éditions.

Alors soyez des choux et votez, critiquez, commentez… avec passion ❤

Sachant que le texte de présentation sera encore légèrement retravaillé, quelle est pour vous la quatrième de couverture qui vous donnerait le plus envie de lire 10 heures 10 ?

Reprise de l’intro ou résumé ?

 

Pimp my writer

Vous avez un écrivain ? Son haleine est pâteuse, ses yeux cernés et son talent terne ?

Aujourd’hui, je vous explique comment pimper votre écrivain.

Pour qu’il ne ressemble plus à ça : Michel-Houellebecq

mais un peu plus à ça :

PP

1. Aérez-le

L’écrivain est une espèce taciturne, ayant tendance à préférer l’isolement et la solitude aux trépidations de la vie en société. Il reste donc le plus souvent enfermé chez lui et sort peu, ce qui est susceptible de lui conférer un teint grisâtre. Sortez votre écrivain, faites lui respirer le bon air de la campagne, voire poussez-le à pratiquer un sport de plein air. Soyez tenace ! Les premières fois ne seront pas aisées, l’écrivain possède une musculature ainsi qu’une capacité pulmonaire sous-développées. Il aura besoin de temps pour s’adapter, mais si vous persistez, vous constaterez de véritables bénéfices pour la santé et l’apparence de votre écrivain.

2. Offrez-lui un bon détartrage

L’hygiène de vie de l’écrivain, sa consommation excessive de café, de tabac, de sucreries… ont tendance à favoriser le développement de bactéries dans sa bouche. De plus, comme il passe la majeure partie de son temps reclus, il parle peu, ce qui contribue davantage encore à la fermentation buccodentaire. Le résultat : une dentition jaunie et une haleine proche de la fosse septique.

Mais ne vous inquiétez pas, un bon détartrage accompagné d’un blanchiment dentaire permettra de rendre à votre écrivain son sourire d’enfant.

blanchiment des dents

3. Prenez soin de son poil

Certaines espèces d’écrivain, surtout lorsqu’elles sont dotées du gène « Soley ka chofé » (le gène antillais ndlr), ont tendance à posséder un système pileux extrêmement revêche.

Si c’est le cas de votre écrivain, je vous recommande l’épilation au laser. Bien que parfois douloureuse (l’écrivain est aussi souvent une grosse chochotte) cette opération, si elle est répétée régulièrement, vous permettra de bénéficier d’un écrivain doux comme un bébé phoque.

pattes de chat
trouvé sur Mademoizelle.com

4. Et de son cheveu

Pour les raisons développées en point n°1, le cheveu de l’écrivain est bien souvent à l’agonie. L’absence d’entretien cumulée à une hygiène alimentaire piteuse produisent des effets directement visibles sur sa capillarité. En fonction du capital génétique de votre écrivain, cela peut se traduire par un cheveu totalement sec et dévitalisé ou au contraire, si gras qu’on pourrait faire des frites pour toute la Belgique. Pour ce point particulier, je vous recommande de prendre conseil auprès de votre coiffeur afin de définir avec lui le soin le plus approprié.

touffe de cheveux

5. Au besoin, maquillez-le

Vous avez suivi précautionneusement les quatre premiers points et votre écrivain est toujours passablement dégueulasse ?

Ne paniquez pas !

Il existe encore un recours : le maquillage.

Pour savoir comment exécuter parfaitement un maquillage-camouflage, je vous recommande les tutos d’Enjoy phoenix sur Youtube.

(Je vous conseille cependant d’éviter le masque à la cannelle).

 

Lettre de motivation

Grace, chat d'appartement
Grace, chat d’appartement, apparemment.

 

Très cher monsieur Vishnou,

Monsieur le responsable des ressources humaines terrestres, je tiens par la présente à vous faire part de mes souhaits, concernant l’évolution de ma carrière au sein de l’humanité.

Je souhaite ainsi déposer ma candidature au poste de chat d’appartement, actuellement occupé par Grace.

J’ai bien conscience du fait que ma courte expérience d’humain ne me permet pas encore de pouvoir prétendre à une promotion post-mortem. Cependant, j’ai à cœur de vous faire connaitre mes projets de vie postérieure, de manière à m’assurer que mes désirs soient pris en considération.

En effet, je pense avoir toutes les compétences requises pour assurer les fonctions exercées par Grace :

  • Je suis propre et fais mes besoins dans les toilettes depuis plus de 30 ans
  • Je suis assez flexible quant à mon alimentation
  • Je ne perds pas mes poils
  • Je dispose d’une grande capacité de sommeil

En outre, si je reconnais ne pas disposer de la souplesse suffisante pour laver mon anus à l’aide de ma langue, je suis certaine qu’avec votre confiance, je saurais faire preuve de persévérance pour y parvenir.

Ce n’est pas dans mes habitudes de critiquer le travail de mes collègues. Pourtant, par souci d’honnêteté, je souhaiterais vous faire part des divers manquements de Grace à l’exercice de ses fonctions. Elle a tout d’abord, la fâcheuse habitude de vomir çà et là dans au sein de l’appartement. En outre, elle a, et ce à plusieurs reprises, fais ses besoins sur le lit, le canapé, ainsi que sur mon fils.

Je trouve cette attitude déplorable et peu professionnelle.

Sachez, Monsieur, que si vous m’accordiez votre confiance en m’octroyant le poste de Grace, vous seriez assuré d’une prestation soignée et rigoureuse.

Je me tiens à votre disposition, si vous souhaitez échanger davantage à ce sujet et vous présente, monsieur, mes sincères salutations.

 

Prune

Poët môdite

10 Heures 10 fait son coming out.

Ce samedi 10.10 à 10h10 c’était le lancement de 10 heures 10.

Vous trouvez que ça fait beaucoup ? Et bien mon attachée de Presse, elle, ne compte plus que de 10 en 10 et n’allez pas lui dire qu’elle en fait trop, Monica est un synonyme de « trop ».

Vous connaissez mon gout pour l’humour et la dérision, et bien les gens que j’ai rencontrés ce samedi m’ont un peu coupé la chique.

Alors aujourd’hui, je ne vais pas être drôle, je m’en excuse par avance. Et si cet article est trop dégoulinant de bons sentiments pour vous, vous pourrez toujours lire un livre d’Éric Zémour juste derrière, histoire de rééquilibrer un peu.

Cette équipe, c’est ma team, la team 10h10.

Laissez-moi vous les présenter :

  • il y a Monica, mon attachée de presse, alias petit tourbillon (et encore je ne vous parle pas de son fils. Il arriverait à mettre chaos un télétubbies sous cocaïne en moins de temps qu’il n’en faut pour se faire un rail).
  • Rebecca Bonvin, la star de la journée, comédienne professionnelle qui se paye le luxe d’être drôle ET ravissante et qui ne fait pas du tout ses 57 ans (je déconne ! Rebecca)
  • Marc Juillard le photographe qui n’est sur aucune photo et qui pourtant sourit tout le temps
  • Maria, belle comme un cœur, douce comme un bonbon werther’s , bref adorable
  • Alex, le sosie de Justin Biiiiip (il n’aime pas qu’on lui dise), incroyablement mature pour un nouveau-né, bref un gendre idéal
  • Bruna, gentille, drôle, maline, le type de fille qu’on voudrait toute avoir comme amie
  • Carine, l’efficacité incarnée, qui sous ses airs de fille sérieuse est une comédienne au grand potentiel
  • Et Caro, la fille avec une très grande gueule, mais aussi et surtout un très grand cœur

Ma team, si j’étais Ludivine de Martigues, je vous dirais : « vous m’avez régalé ! »

Mais comme je suis Prune, de Bienne, je vous dis : « Merci infiniment, pour tout », on m’a rarement donné autant d’amour.

Crédit photo : Marc Juillard

Francis Cabrel est un connard !

Aujourd’hui je suis en colère et alors vraiment très remontée. Alors je n’ai pas peur de le dire, sous ses faux airs de chansonnier inoffensif, Francis Cabrel est nocif.

Et si j’étais une drama queen je dirais même qu’il a ruiné ma vie.

Bon c’est un peu exagéré, certes, mais tout de même.

Jugez-en par vous-même.

Hier, alors que ma journée s’annonçait parfaitement normale. Une journée sans heurts, sans stress, sans angoisse, bref une journée sous contrôle. Je me rends au travail, à pied, comme tous les jours, et dans la rue, alors qu’un habitant du premier étage a laissé sa fenêtre ouverte et poussé le volume plein pot, tous les passants peuvent profiter d’un « Je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai » mielleux à souhait.

Je dis mielleux, là maintenant, parceque je suis remontée, mais sur le coup, je me suis dit: « tiens, cela fait longtemps que je n’ai pas écouté Francis Cabrel et ses trois accords fétiches. En plus c’est facile à jouer à la guitare. » Et moi naïve, je me projette déjà en train de jouer et fredonner Je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai…

Plus tard, je suis au bureau et un peu plus tard encore, je dois prendre le train pour me rendre à Berne. Et là re-naïve je me dis tiens, je vais écouter un peu de Francis Cabrel dans mon natel.

Deezer me refuse l’accès, prétextant que « Cet album n’est pas disponible dans votre pays » et j’aurais dû prendre ça comme un signe céleste.

Mais moi, re-re-naïve, au lieu de ça, je vais sur youtube.

Et puis je tombe sur « À l’encre de tes yeux »:

puisqu’on ne vivra jamais tous les deux

puisqu’on est fous, puisqu’on est seuls, puisqu’ils sont si nombreux…

Ah le Francis, il faut bien lui concéder, il est malin, il sait y faire avec ses 3 accords.

Avec ses mélodies dégoulinantes de nostalgie et ses textes mièvres comme pas permis, ajoutez à ça un accent qui fleure bon le cassoulet et le pinot noir, vous êtes cuits.

Moi en tout cas, j’étais cuite, instantanément saisie,  en mode rôtissoire de l’enfer.

La suite est cousue de fil blanc, mon petit cœur s’effrite, je suis prise de crise de romantisme aigües, mais alors corsées, le genre qui ferait vomir Hélène Ségara.

Sans compter le fait que je suis en légère hypoglycémie et que je vis depuis… bien trop longtemps une histoire sentimentale hautement merdique avec un homme marié à son boulot et accessoirement en couple avec enfants.

En pareil contexte, je défie quiconque de résister.

Alors je lui envoie un message, au doublement casé en question. Un message que l’on ne peut comprendre que sous perfusion de Francis Cabrel et qui forcément, hors contexte s’avère insupportablement romantique.

La fin de l’histoire, je vous l’abrège car aussi chiante à raconter qu’à vivre : réponse attendue qui n’arrive pas, interprétation de facto, partance en frite, rupture, déconfiture… écriture (c’est au moins un mal pour un bien).

Alors bon, vous me l’accordez ! Quand je dis que Francis Cabrel est un connard…

En tout cas je le hais. Bon peut-être pas autant que Grégoire, mais ça c’est une autre histoire…

Cabrel c'est caca
Source : franchement, on s’en tape

Merci !

Bisou
Source : doucereflexion.tumblr.com

À vous tous : amis, amis d’amis ou heureux inconnus. Fan de la première heure ou septiques forcenés.

Merci à vous qui m’avez soutenu de quelque manière que ce soit, en achetant 10 heures 10, en assurant la promotion du livre auprès de vos amis, en vous faisant fournisseur officiel de ce roman ou plus simplement en partageant mes posts.

Le parcours d’une jeune écrivain comme celle que je suis est long, semé d’embuches et parfois source de perte de foi.

Alors quel que soit l’avenir de ce roman, des prochains ou le mien, le moment venu, je saurai me souvenir de chacun d’entre vous !

Un petit partage avant le week-end ?

Margaux Motin, vous connaissez ?

Bah moi, depuis peu et grâce à Pinterest, comme quoi tout arrive…

En tous cas je kiffe cette meuf !

Le Blog de Margaux (genre je l’appelle par son ptit nom, dés fois que ça créer de la complicité ent’ nous)

Margaux Motin, deviens lesbisch et épouse moi, steuplé !Margaux Motin- illustration

Aux frontières du réel

douze_travaux_asterix

Vendre sur Amazon, vous avez déjà vécu cette expérience déstabilisante ?

C’est une épreuve semblable à celle des 12 travaux d’Astérix. En France, cela revient à perdre sa carte de sécurité sociale et à devoir la faire renouveler. En Suisse, ce serait l’équivalent d’une demande de permis de séjour.

Dans ce genre de situation, il faut savoir s’absoudre de toute pensée logique, raisonnement ou autre bon sens.

Au risque de sévères séquelles psychologiques, au frontières du burnout, il faut tenter de garder son calme, respirer, ne pas penser, surtout ne pas penser.

Et, lorsqu’il est clair que n’importe quel moine bouddhiste aurait déjà insulté son interlocuteur, fracassé son téléphone et pleuré en implorant sa mère, je me suis contenté de « faire ma française ».

C’est dans ce type de situation, lorsqu’un type vous coupe la priorité à un rond point ou encore lorsqu’une rom vous prend en chasse pour vous lire les lignes de la main qu’être français révèle son intérêt.

Bien plus qu’une simple capacité de survie, dans ce contexte, être français est un super pouvoir.

Condescendance,

agressivité,

sens du mélodrame,

désinvolture,

mépris,

et sarcasme !

Sont autant de composantes qui, exploitées avec talent, permettent au français de terrasser son adversaire.

Dans mon cas, une amazone, originaire du Liechtenstein, parlant français avec un fort accent tunisien, se prénommant Sophie…

La française que je suis, a su rester digne pendant la bataille, bien qu’elle eu vacillé, bien que l’hystérie l’eut guetté, la Française a triomphé de l’amazone.

Le résultat est là : Achetez 10 Heures 10 sur Amazon !

(Oui je sais, c’est un peu déstabilisant comme chute, mais hey, je vous ai parlé de la capacité des Français à déstabiliser ;-))

Partagez 10 Heures 10 !

10heures10_campagne

Partagez 10 Heures 10 et je vous offre une photo dédicacée de ma chatte.

Comment ?

Acheter 10 Heures 10 ici: http://la-recidive.com/10h10-le-shop/

ou empruntez le à un ami, faîtes une photo de vous avec le livre, puis postez la sur votre mur ou votre compte Twitter #10heures10.

Pour finir, envoyez-moi vos coordonnées sur ce blog ou en message privé sur ma page Facebook: 10 heures 10.

Bonne lecture 😉

Lettre à France

Enfin, les vacances ! Retour aux sources, je retrouve mon pays chéri. Non pas que je me sois expatriée à l’autre bout du monde, je vis pourtant à proximité. Mais étonnamment l’adage me semble aujourd’hui plus réel que jamais : il faut parfois savoir s’éloigner, pour mieux se retrouver. Je suis aujourd’hui à Nantes, une ville que je découvre et qui recèle en elle tout ce que j’aime de ma France. Cette convivialité, cette douceur de vivre. Mais aussi cette tension permanente, ce fil de rasoir latent, cet équilibre constant entre exaltation et désarroi, entre petite bourgeoisie et précarité, entre culture et décadence… Aujourd’hui j’apprends à redécouvrir mon pays, débarrassée de toute préoccupation du quotidien, de toute frustration sociétale. Je suis une touriste dans mon pays aujourd’hui et j’aime ça, car je vois tout ce que ceux qui l’habitent ne voient plus. Je ne vois que ça, que sa beauté. Pas une beauté tapageuse et outrancière, non, mais de ces beauté humbles, subtiles, délicates. De la beauté de celles qui connaissent la vie, ont vécu ses tourments mais ont appris à en tirer parti, à rester digne. De la beauté de ces vieilles dames, dont les rides confirment qu’elles sont sages et dont le sourire rappelle à quel point les choses sont belles.
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Set the bird free

J’ai essayé d’écrire comme ça. Écrire comme eux, bien comme il faut, singer d’autres styles, changer le mien pour mieux répondre à leurs attentes. Ce qu’ils attendent de moi, de nous, d’un auteur.

J’ai pu, je pourrais. Je savais que je pouvais et je l’ai fait. Quelques lignes, quelques pages et le dégoût. La colère. La rage. Parce qu’à la fin je peux, mais je ne veux pas ! Ce n’est pas moi, ce n’est pas vrai, je déteste ça.

Écrire comme ça, comme une autre que moi, me travestir, me dissimuler. C’est si surfait, si vain que ça m’en donne la nausée. Je ne veux pas, je ne dois pas. Ce serait retirer tout son sens à l’écriture. Parce qu’écrire a un sens ? Non ! Écrire n’a pas de sens et cela doit rester ainsi. Je veux continuer à écrire des non-sens. Je ne veux pas mimer, feindre ou prétendre. Je veux que les choses restent comme elles sont. La main comme prolongement de ma psyché. Un câble directement relié à mes tripes. Moi. Véritable. Authentique. Moi et mon style. Trop simple, simpliste. Pas assez sophistiqué, basique. Vide de style mais empli de sens. De sang. Celui de la rage.

À prendre ou probablement à laisser.