Le saviez-vous ?

Savez-vous comment ma carrière d’écrivain a débuté ? Il y a de ça quatre ans, je débarquais en Suisse. Non pas avec un petit sac griffé Vuitton et une paire de Louboutins usées, comme le prétend la légende, mais avec un petit garçon griffé de partout et un petit ami usé jusqu’à la corde. Au commencement il y avait un blog, baptisé Fraulein Prune (Mademoiselle Prune en allemand). J’y racontais mes premiers pas en Suisse et mes expériences, professionnelles notamment. Mes collègues de travail ont découvert le dit blog et rapidement, chacun de mes articles était suivi de prés, animant les conversations à la pause de 10h.

La plupart d’entre vous le sait, ma première fan, c’est moi-même. Je ne résiste donc pas à la tentation de partager avec vous un de mes articles de l’époque. Parce que franchement, un tel niveau de débilité relève du génie.

Merci @Lutre pour m’avoir aidé à remettre la main sur mes vieilles âneries.

Avertissement : l’abus d’absinthe est dangereux pour la santé mentale, la vôtre et celle de ceux qui vous lisent.

fèe verte

Ouh la l’absinthe…

Tout a commencé dans une salle obscure, avec une présentation obscure dans une langue obscure. Les informations fusaient, les yeux tiraient, les estomacs criaient famine, les vessies appelaient à l’aide…

Au bout d’une heure, 35 minutes et 21 secondes le cauchemar prit fin pour laisser place à l’open bar…

Boulettes de viande, nems de poulet, tartines, soupes au vin…, ce fut une orgie de mets raffinés et colorés. Le vin coulait à flot et l’ambiance se réchauffait mais je restais sage et concentrée sur mon objectif : ne pas perdre ma virginité. On moquait la présentation de Bramwel, on comparait la taille de nos culs avec celui de Freaky Frank, on se jetait sur la bouffe, la serveuse nous jetaient des regards accusateurs, on s’en foutait on se jetait quand même sur la bouffe, on se brûlait, on s’en foutait on se rejetait sur la bouffe…

Rachel testa un nouveau truc de sa grand-mère, garder toujours un verre de jus d’orange prés de soi, mais ne pas le boire. Bien qu’étonnante, cette technique est efficace, Rachel a toujours sa virginité à l’heure où j’écris.

Vers 19h30, la soirée pris une nouvelle tournure quand nous décidâmes de nous rendre au bar à absinthe. Je pris biensûr soin de convier Hot-boss ainsi que d’oublier Marc qui était parti faire caca.

Dominique notre copain gay décidait de nous accompagner.

Nous arrivâmes au bar.

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Elias ne nous a pas attendu, il est attablé avec d’autres, ils boivent de l’Absinthe.

On s’installe à une autre table, on commande de l’Absinthe, le serveur nous demande si on suce, on dit que oui, biensûr qu’on suce*, on double suce même, on n’est pas des pédés.

On boit, on rit, Marc arrive, il est soulagé mais pas content qu’on (je) ne l’ai pas attendu.

Jan arrive, il veut s’assoir avec nous, on se serre, je me fais prendre en sandwich, je suis bien élevée, je ne me plains pas.

Je vais pisser, je reviens, je n’ai plus de place.

Marc dit que rester debout c’est faire du sport, Rachel décide de faire du sport et me cède sa place.

Marc fait croire à Jan que j’ai 38 ans, Jan trouve que je suis bien conservée.

Je touche les seins des mecs pour voir s’ils sont plus gros que les miens, je trouve que non, Jan trouve qu’il faudrait qu’il touche mes seins pour me donner son point de vue sur la question. Je décline poliment sa proposition.

Jan me donne un cours de Suisse Allemand et m’apprends à dire Rourchi chéli, ou un truc comme ça (c’est dur à orthographier mais ça veut dire « petite étagère »).

On donne un cours de Français à Dominique, on lui apprend les subtilités de notre belle langue:

Putain, merde, fait chier, bonnasse, chaudasse.

Et aussi Prrrr (c’est dur à orthographier mais ça veut dire « je ne sais pas »).

Soudain la situation devient troublante, inquiétante, c’est alors que surgit de l’ombre, tapis, Translator Man, un super héros qui a le pouvoir incroyable de traduire tout du Français vers l’Allemand et inversement proportionnel.

Jan me dit qu’il aime mon body mais qu’il ne peut pas bien le dire en Français, Translator Man vole à son secours et me dit que Jan aime mon body, son super pouvoir fait toute la différence, ouf! Merci Translator Man.

On boit des bières, Florian renverse la sienne, Dominique avec la dextérité du puma parvient à s’extirper de la table pour ne pas tâcher son pantalon qui vaut le prix de toute la garde-robe de Florian (sur les 10 dernières années). Par contre ma doudoune, qui vaut ½ salaire moyen français, soit l’équivalent d’une bière en Suisse n’est pas épargnée.

Je retourne pisser, je croise Hot-boss et sa bande qui essayent un travel pussy. J’ai envie de dire à Hot-Boss que je veux bien être son travel pussy, office pussy ou wherever pussy, j’ai un sursaut de dignité, je ferme ma gueule.

Je retourne à table, Marc est en train d’expliquer qu’il aime bien les gros mamelons.

Une table plus loin, les Suisses Allemands ont des conversations beaucoup plus classes, ils débattent sur la véracité ou non des seins de la fée verte. Hot-Boss dit que c’est des faux, il a l’air d’en connaître un rayon en seins de fée verte.

L’absinthe nous pousse à nous livrer, on pose nos vies sur la table : Jan a un talent caché, il dessine…

Marc, lui  a une technique de folie pour emballer, basée sur le grignotage d’oreille et le caressage de torse (le sien)…

Florian, lui… Bah c’est Translator man… à ce niveau c’est même plus un talent mais un super pouvoir !

Les romands décident de rentrer, mon body et moi on décide de les suivre.

En chemin vers la gare, nous nous faisons arrêter par la police, nous sommes de terribles délinquants de la route, nous avons traversé alors que le bonhomme était rouge !

En Suisse, il s’agit d’un crime passible de 15 ans de prison ferme ! (Par contre on peut voler des trucs ou tuer des gens, ça c’est bon).

Florian parlemente  en Suisse allemand avec le policier vénère, je voudrais bien l’aider mais je suis pas sûr qu’on ait besoin d’une petite étagère dans ce contexte…

Fin de la soirée, je rentre chez moi et je réalise que ma vie en Suisse, c’est un peu comme une NDE (Near Death Experience), quand je vais retourner dans le monde réel (en France) et raconter ça, personne ne me croira…

* On peut boire l’absinthe non sucrée, sucrée ou très sucrée. En allemand nicht süss, süss ou dopple süss.

Pimp my writer

Vous avez un écrivain ? Son haleine est pâteuse, ses yeux cernés et son talent terne ?

Aujourd’hui, je vous explique comment pimper votre écrivain.

Pour qu’il ne ressemble plus à ça : Michel-Houellebecq

mais un peu plus à ça :

PP

1. Aérez-le

L’écrivain est une espèce taciturne, ayant tendance à préférer l’isolement et la solitude aux trépidations de la vie en société. Il reste donc le plus souvent enfermé chez lui et sort peu, ce qui est susceptible de lui conférer un teint grisâtre. Sortez votre écrivain, faites lui respirer le bon air de la campagne, voire poussez-le à pratiquer un sport de plein air. Soyez tenace ! Les premières fois ne seront pas aisées, l’écrivain possède une musculature ainsi qu’une capacité pulmonaire sous-développées. Il aura besoin de temps pour s’adapter, mais si vous persistez, vous constaterez de véritables bénéfices pour la santé et l’apparence de votre écrivain.

2. Offrez-lui un bon détartrage

L’hygiène de vie de l’écrivain, sa consommation excessive de café, de tabac, de sucreries… ont tendance à favoriser le développement de bactéries dans sa bouche. De plus, comme il passe la majeure partie de son temps reclus, il parle peu, ce qui contribue davantage encore à la fermentation buccodentaire. Le résultat : une dentition jaunie et une haleine proche de la fosse septique.

Mais ne vous inquiétez pas, un bon détartrage accompagné d’un blanchiment dentaire permettra de rendre à votre écrivain son sourire d’enfant.

blanchiment des dents

3. Prenez soin de son poil

Certaines espèces d’écrivain, surtout lorsqu’elles sont dotées du gène « Soley ka chofé » (le gène antillais ndlr), ont tendance à posséder un système pileux extrêmement revêche.

Si c’est le cas de votre écrivain, je vous recommande l’épilation au laser. Bien que parfois douloureuse (l’écrivain est aussi souvent une grosse chochotte) cette opération, si elle est répétée régulièrement, vous permettra de bénéficier d’un écrivain doux comme un bébé phoque.

pattes de chat
trouvé sur Mademoizelle.com

4. Et de son cheveu

Pour les raisons développées en point n°1, le cheveu de l’écrivain est bien souvent à l’agonie. L’absence d’entretien cumulée à une hygiène alimentaire piteuse produisent des effets directement visibles sur sa capillarité. En fonction du capital génétique de votre écrivain, cela peut se traduire par un cheveu totalement sec et dévitalisé ou au contraire, si gras qu’on pourrait faire des frites pour toute la Belgique. Pour ce point particulier, je vous recommande de prendre conseil auprès de votre coiffeur afin de définir avec lui le soin le plus approprié.

touffe de cheveux

5. Au besoin, maquillez-le

Vous avez suivi précautionneusement les quatre premiers points et votre écrivain est toujours passablement dégueulasse ?

Ne paniquez pas !

Il existe encore un recours : le maquillage.

Pour savoir comment exécuter parfaitement un maquillage-camouflage, je vous recommande les tutos d’Enjoy phoenix sur Youtube.

(Je vous conseille cependant d’éviter le masque à la cannelle).

 

Un petit partage avant le week-end ?

Margaux Motin, vous connaissez ?

Bah moi, depuis peu et grâce à Pinterest, comme quoi tout arrive…

En tous cas je kiffe cette meuf !

Le Blog de Margaux (genre je l’appelle par son ptit nom, dés fois que ça créer de la complicité ent’ nous)

Margaux Motin, deviens lesbisch et épouse moi, steuplé !Margaux Motin- illustration

Crise de doute

Aujourd’hui je relis une partie de mon manuscrit et je trouve ça nul, mais nul !

C’est fou quand même, l’autre jour je trouvais ça génial, que s’est-il passé ?

Cela s’appelle la crise de doute. Oui je sais, ça se la joue un peu artiste maudit, genre les cheveux longs et gras, les cernes, la clope au bec, griffonnant à longueur de journées et ruminant ses doutes à longueur de nuit, mais c’est ainsi, sans exagération aucune. Enfin sauf que moi, je ne fume plus, je vapote…t-shirt la récidive e-pipe

Disponible sur : http://la-recidive.spreadshirt.net/