Nouveau né

J’ai l’immense joie de vous annoncer la naissance de Crypte !

Il pèse 118 pages et a déjà le caractère cynique et l’esprit tordu de sa maman ♥

J’espère prochainement lui trouver une maison d’adoption. En attendant, je profite de ces moments de détente et de joie.

XOXO

Prune

Crypte

 

 

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Le saviez-vous ?

Savez-vous comment ma carrière d’écrivain a débuté ? Il y a de ça quatre ans, je débarquais en Suisse. Non pas avec un petit sac griffé Vuitton et une paire de Louboutins usées, comme le prétend la légende, mais avec un petit garçon griffé de partout et un petit ami usé jusqu’à la corde. Au commencement il y avait un blog, baptisé Fraulein Prune (Mademoiselle Prune en allemand). J’y racontais mes premiers pas en Suisse et mes expériences, professionnelles notamment. Mes collègues de travail ont découvert le dit blog et rapidement, chacun de mes articles était suivi de prés, animant les conversations à la pause de 10h.

La plupart d’entre vous le sait, ma première fan, c’est moi-même. Je ne résiste donc pas à la tentation de partager avec vous un de mes articles de l’époque. Parce que franchement, un tel niveau de débilité relève du génie.

Merci @Lutre pour m’avoir aidé à remettre la main sur mes vieilles âneries.

Avertissement : l’abus d’absinthe est dangereux pour la santé mentale, la vôtre et celle de ceux qui vous lisent.

fèe verte

Ouh la l’absinthe…

Tout a commencé dans une salle obscure, avec une présentation obscure dans une langue obscure. Les informations fusaient, les yeux tiraient, les estomacs criaient famine, les vessies appelaient à l’aide…

Au bout d’une heure, 35 minutes et 21 secondes le cauchemar prit fin pour laisser place à l’open bar…

Boulettes de viande, nems de poulet, tartines, soupes au vin…, ce fut une orgie de mets raffinés et colorés. Le vin coulait à flot et l’ambiance se réchauffait mais je restais sage et concentrée sur mon objectif : ne pas perdre ma virginité. On moquait la présentation de Bramwel, on comparait la taille de nos culs avec celui de Freaky Frank, on se jetait sur la bouffe, la serveuse nous jetaient des regards accusateurs, on s’en foutait on se jetait quand même sur la bouffe, on se brûlait, on s’en foutait on se rejetait sur la bouffe…

Rachel testa un nouveau truc de sa grand-mère, garder toujours un verre de jus d’orange prés de soi, mais ne pas le boire. Bien qu’étonnante, cette technique est efficace, Rachel a toujours sa virginité à l’heure où j’écris.

Vers 19h30, la soirée pris une nouvelle tournure quand nous décidâmes de nous rendre au bar à absinthe. Je pris biensûr soin de convier Hot-boss ainsi que d’oublier Marc qui était parti faire caca.

Dominique notre copain gay décidait de nous accompagner.

Nous arrivâmes au bar.

………………………………………………….

Elias ne nous a pas attendu, il est attablé avec d’autres, ils boivent de l’Absinthe.

On s’installe à une autre table, on commande de l’Absinthe, le serveur nous demande si on suce, on dit que oui, biensûr qu’on suce*, on double suce même, on n’est pas des pédés.

On boit, on rit, Marc arrive, il est soulagé mais pas content qu’on (je) ne l’ai pas attendu.

Jan arrive, il veut s’assoir avec nous, on se serre, je me fais prendre en sandwich, je suis bien élevée, je ne me plains pas.

Je vais pisser, je reviens, je n’ai plus de place.

Marc dit que rester debout c’est faire du sport, Rachel décide de faire du sport et me cède sa place.

Marc fait croire à Jan que j’ai 38 ans, Jan trouve que je suis bien conservée.

Je touche les seins des mecs pour voir s’ils sont plus gros que les miens, je trouve que non, Jan trouve qu’il faudrait qu’il touche mes seins pour me donner son point de vue sur la question. Je décline poliment sa proposition.

Jan me donne un cours de Suisse Allemand et m’apprends à dire Rourchi chéli, ou un truc comme ça (c’est dur à orthographier mais ça veut dire « petite étagère »).

On donne un cours de Français à Dominique, on lui apprend les subtilités de notre belle langue:

Putain, merde, fait chier, bonnasse, chaudasse.

Et aussi Prrrr (c’est dur à orthographier mais ça veut dire « je ne sais pas »).

Soudain la situation devient troublante, inquiétante, c’est alors que surgit de l’ombre, tapis, Translator Man, un super héros qui a le pouvoir incroyable de traduire tout du Français vers l’Allemand et inversement proportionnel.

Jan me dit qu’il aime mon body mais qu’il ne peut pas bien le dire en Français, Translator Man vole à son secours et me dit que Jan aime mon body, son super pouvoir fait toute la différence, ouf! Merci Translator Man.

On boit des bières, Florian renverse la sienne, Dominique avec la dextérité du puma parvient à s’extirper de la table pour ne pas tâcher son pantalon qui vaut le prix de toute la garde-robe de Florian (sur les 10 dernières années). Par contre ma doudoune, qui vaut ½ salaire moyen français, soit l’équivalent d’une bière en Suisse n’est pas épargnée.

Je retourne pisser, je croise Hot-boss et sa bande qui essayent un travel pussy. J’ai envie de dire à Hot-Boss que je veux bien être son travel pussy, office pussy ou wherever pussy, j’ai un sursaut de dignité, je ferme ma gueule.

Je retourne à table, Marc est en train d’expliquer qu’il aime bien les gros mamelons.

Une table plus loin, les Suisses Allemands ont des conversations beaucoup plus classes, ils débattent sur la véracité ou non des seins de la fée verte. Hot-Boss dit que c’est des faux, il a l’air d’en connaître un rayon en seins de fée verte.

L’absinthe nous pousse à nous livrer, on pose nos vies sur la table : Jan a un talent caché, il dessine…

Marc, lui  a une technique de folie pour emballer, basée sur le grignotage d’oreille et le caressage de torse (le sien)…

Florian, lui… Bah c’est Translator man… à ce niveau c’est même plus un talent mais un super pouvoir !

Les romands décident de rentrer, mon body et moi on décide de les suivre.

En chemin vers la gare, nous nous faisons arrêter par la police, nous sommes de terribles délinquants de la route, nous avons traversé alors que le bonhomme était rouge !

En Suisse, il s’agit d’un crime passible de 15 ans de prison ferme ! (Par contre on peut voler des trucs ou tuer des gens, ça c’est bon).

Florian parlemente  en Suisse allemand avec le policier vénère, je voudrais bien l’aider mais je suis pas sûr qu’on ait besoin d’une petite étagère dans ce contexte…

Fin de la soirée, je rentre chez moi et je réalise que ma vie en Suisse, c’est un peu comme une NDE (Near Death Experience), quand je vais retourner dans le monde réel (en France) et raconter ça, personne ne me croira…

* On peut boire l’absinthe non sucrée, sucrée ou très sucrée. En allemand nicht süss, süss ou dopple süss.

Francis Cabrel est un connard !

Aujourd’hui je suis en colère et alors vraiment très remontée. Alors je n’ai pas peur de le dire, sous ses faux airs de chansonnier inoffensif, Francis Cabrel est nocif.

Et si j’étais une drama queen je dirais même qu’il a ruiné ma vie.

Bon c’est un peu exagéré, certes, mais tout de même.

Jugez-en par vous-même.

Hier, alors que ma journée s’annonçait parfaitement normale. Une journée sans heurts, sans stress, sans angoisse, bref une journée sous contrôle. Je me rends au travail, à pied, comme tous les jours, et dans la rue, alors qu’un habitant du premier étage a laissé sa fenêtre ouverte et poussé le volume plein pot, tous les passants peuvent profiter d’un « Je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai » mielleux à souhait.

Je dis mielleux, là maintenant, parceque je suis remontée, mais sur le coup, je me suis dit: « tiens, cela fait longtemps que je n’ai pas écouté Francis Cabrel et ses trois accords fétiches. En plus c’est facile à jouer à la guitare. » Et moi naïve, je me projette déjà en train de jouer et fredonner Je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai…

Plus tard, je suis au bureau et un peu plus tard encore, je dois prendre le train pour me rendre à Berne. Et là re-naïve je me dis tiens, je vais écouter un peu de Francis Cabrel dans mon natel.

Deezer me refuse l’accès, prétextant que « Cet album n’est pas disponible dans votre pays » et j’aurais dû prendre ça comme un signe céleste.

Mais moi, re-re-naïve, au lieu de ça, je vais sur youtube.

Et puis je tombe sur « À l’encre de tes yeux »:

puisqu’on ne vivra jamais tous les deux

puisqu’on est fous, puisqu’on est seuls, puisqu’ils sont si nombreux…

Ah le Francis, il faut bien lui concéder, il est malin, il sait y faire avec ses 3 accords.

Avec ses mélodies dégoulinantes de nostalgie et ses textes mièvres comme pas permis, ajoutez à ça un accent qui fleure bon le cassoulet et le pinot noir, vous êtes cuits.

Moi en tout cas, j’étais cuite, instantanément saisie,  en mode rôtissoire de l’enfer.

La suite est cousue de fil blanc, mon petit cœur s’effrite, je suis prise de crise de romantisme aigües, mais alors corsées, le genre qui ferait vomir Hélène Ségara.

Sans compter le fait que je suis en légère hypoglycémie et que je vis depuis… bien trop longtemps une histoire sentimentale hautement merdique avec un homme marié à son boulot et accessoirement en couple avec enfants.

En pareil contexte, je défie quiconque de résister.

Alors je lui envoie un message, au doublement casé en question. Un message que l’on ne peut comprendre que sous perfusion de Francis Cabrel et qui forcément, hors contexte s’avère insupportablement romantique.

La fin de l’histoire, je vous l’abrège car aussi chiante à raconter qu’à vivre : réponse attendue qui n’arrive pas, interprétation de facto, partance en frite, rupture, déconfiture… écriture (c’est au moins un mal pour un bien).

Alors bon, vous me l’accordez ! Quand je dis que Francis Cabrel est un connard…

En tout cas je le hais. Bon peut-être pas autant que Grégoire, mais ça c’est une autre histoire…

Cabrel c'est caca
Source : franchement, on s’en tape

Merci !

Bisou
Source : doucereflexion.tumblr.com

À vous tous : amis, amis d’amis ou heureux inconnus. Fan de la première heure ou septiques forcenés.

Merci à vous qui m’avez soutenu de quelque manière que ce soit, en achetant 10 heures 10, en assurant la promotion du livre auprès de vos amis, en vous faisant fournisseur officiel de ce roman ou plus simplement en partageant mes posts.

Le parcours d’une jeune écrivain comme celle que je suis est long, semé d’embuches et parfois source de perte de foi.

Alors quel que soit l’avenir de ce roman, des prochains ou le mien, le moment venu, je saurai me souvenir de chacun d’entre vous !

Partagez 10 Heures 10 !

10heures10_campagne

Partagez 10 Heures 10 et je vous offre une photo dédicacée de ma chatte.

Comment ?

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ou empruntez le à un ami, faîtes une photo de vous avec le livre, puis postez la sur votre mur ou votre compte Twitter #10heures10.

Pour finir, envoyez-moi vos coordonnées sur ce blog ou en message privé sur ma page Facebook: 10 heures 10.

Bonne lecture 😉

La récidive se meut mais ne se rend pas !

guerrière
Source : fubiz.net

Et bien, et bien, et bien…

Il s’en est écoulé du temps depuis mon dernier post.

Alors, bande d’internautes, vous pensiez vous être débarrassés de moi ?

Que nenni !

Ahah, comme une vieille grabataire qui s’accroche à son déambulateur, la récidive s’accroche à sa plume, plus fringante et incisive que jamais, immortelle, inénarrable, incommensurable et incontrôlable, évidemment !

Allez zou, je vous annonce en exclusivité mondiale, que dis-je intersidérale, la sortie de 10h10 en Kindle et très bientôt en format papier…

http://www.amazon.com/10-heures-French-Edition-ebook/product-reviews/B00L8BD2LO

L’amour des mots

Bad girls go to Berlin
Source : http://www.pinterest.com/pin/197243658652279501

 

Les mots ont une importance telle, dans ma vie, que parfois ce sont de véritables guides.

Les expressions ou bons mots, connus au cours de mon existence m’ont aidé à m’adapter, comprendre, me transformer… survivre. À chaque période de ma vie, je pourrais ainsi aisément rattacher une citation.

Au commencement, mes géniteurs ont eu l’amabilité de contribuer à mon éveil intellectuel.

Ma mère et son « La peur n’évite pas le danger » m’ont appris à ne pas stresser inutilement en anticipant les situations difficiles.

Mon père, plus dramatique : « Tu sais, à la fin, on est toujours seul », m’a lui aussi aidé à comprendre qu’il est parfois vain de vouloir à tout prix être aimé ou entouré.

Plus tard, la musique et ses textes ont aussi joué leur rôle. Ainsi, « Le monde appartient à ceux qui rêve trop » (Grand corps malade) tatoué sur mes côtes, me permet de ne jamais me défaire de mon utopisme forcené.

Dans ce que j’ai décidé d’appeler mon « voyage initiatique », pour magnifier ce qui n’est en réalité qu’un tout bête séjour linguistique, j’ai appris ceci : « Versuchen macht Klug » (Essayer rend intelligent).

Alors je continue d’essayer, sans crainte, sans vouloir plaire à tout prix et sans cesser de voir trop grand.

Et vous, quelles sont les phrases qui ont marqué votre vie ?