Francis Cabrel est un connard !

Aujourd’hui je suis en colère et alors vraiment très remontée. Alors je n’ai pas peur de le dire, sous ses faux airs de chansonnier inoffensif, Francis Cabrel est nocif.

Et si j’étais une drama queen je dirais même qu’il a ruiné ma vie.

Bon c’est un peu exagéré, certes, mais tout de même.

Jugez-en par vous-même.

Hier, alors que ma journée s’annonçait parfaitement normale. Une journée sans heurts, sans stress, sans angoisse, bref une journée sous contrôle. Je me rends au travail, à pied, comme tous les jours, et dans la rue, alors qu’un habitant du premier étage a laissé sa fenêtre ouverte et poussé le volume plein pot, tous les passants peuvent profiter d’un « Je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai » mielleux à souhait.

Je dis mielleux, là maintenant, parceque je suis remontée, mais sur le coup, je me suis dit: « tiens, cela fait longtemps que je n’ai pas écouté Francis Cabrel et ses trois accords fétiches. En plus c’est facile à jouer à la guitare. » Et moi naïve, je me projette déjà en train de jouer et fredonner Je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai…

Plus tard, je suis au bureau et un peu plus tard encore, je dois prendre le train pour me rendre à Berne. Et là re-naïve je me dis tiens, je vais écouter un peu de Francis Cabrel dans mon natel.

Deezer me refuse l’accès, prétextant que « Cet album n’est pas disponible dans votre pays » et j’aurais dû prendre ça comme un signe céleste.

Mais moi, re-re-naïve, au lieu de ça, je vais sur youtube.

Et puis je tombe sur « À l’encre de tes yeux »:

puisqu’on ne vivra jamais tous les deux

puisqu’on est fous, puisqu’on est seuls, puisqu’ils sont si nombreux…

Ah le Francis, il faut bien lui concéder, il est malin, il sait y faire avec ses 3 accords.

Avec ses mélodies dégoulinantes de nostalgie et ses textes mièvres comme pas permis, ajoutez à ça un accent qui fleure bon le cassoulet et le pinot noir, vous êtes cuits.

Moi en tout cas, j’étais cuite, instantanément saisie,  en mode rôtissoire de l’enfer.

La suite est cousue de fil blanc, mon petit cœur s’effrite, je suis prise de crise de romantisme aigües, mais alors corsées, le genre qui ferait vomir Hélène Ségara.

Sans compter le fait que je suis en légère hypoglycémie et que je vis depuis… bien trop longtemps une histoire sentimentale hautement merdique avec un homme marié à son boulot et accessoirement en couple avec enfants.

En pareil contexte, je défie quiconque de résister.

Alors je lui envoie un message, au doublement casé en question. Un message que l’on ne peut comprendre que sous perfusion de Francis Cabrel et qui forcément, hors contexte s’avère insupportablement romantique.

La fin de l’histoire, je vous l’abrège car aussi chiante à raconter qu’à vivre : réponse attendue qui n’arrive pas, interprétation de facto, partance en frite, rupture, déconfiture… écriture (c’est au moins un mal pour un bien).

Alors bon, vous me l’accordez ! Quand je dis que Francis Cabrel est un connard…

En tout cas je le hais. Bon peut-être pas autant que Grégoire, mais ça c’est une autre histoire…

Cabrel c'est caca
Source : franchement, on s’en tape
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Le sens du rythme

Le rythme de travail d’un écrivain, c’est un peu sa musique intérieure, très liée à sa personnalité et à la façon qu’il a de nourrir sa créativité. Chacun a sa propre méthode, son propre rythme.
Zola écrivait avec une grande régularité, tous les matins.
Sartre privilégiait l’écriture improvisée et rapide, comme une pulsion d’écriture.
Balzac quant à lui était un bourreau de travail, écrivant sans discontinuer, toute la journée, une bonne partie de la nuit et jusqu’à 19 heures par jour.
Le plus contemporain Patrick Cauvin avait choisi un rythme de travail n’excédant pas quatre heures par jour.
Pour ma part, j’ai commencé à l’inspiration, pour terminer dans un rythme beaucoup plus régulier et studieux, entre les deux, il y a aussi eu quelques courtes périodes d’abstinence.
Je me suis fixé un objectif, finir mon livre avant le mois de mars (soit en 6 mois) ce qui implique un travail quotidien et assidu.

Je dirais donc de mon rythme de travail qu’il est “chiche caponnaisque”, mélange de régularité, de ruptures et de fantaisie.