Salut bande de manassons <3

Mais mais, quelle est cette délicieuse fragrance ? Insolence, de Prune.

Parce que je le vaux bien !

La Tribune - 28.01.16

Pimp my writer

Vous avez un écrivain ? Son haleine est pâteuse, ses yeux cernés et son talent terne ?

Aujourd’hui, je vous explique comment pimper votre écrivain.

Pour qu’il ne ressemble plus à ça : Michel-Houellebecq

mais un peu plus à ça :

PP

1. Aérez-le

L’écrivain est une espèce taciturne, ayant tendance à préférer l’isolement et la solitude aux trépidations de la vie en société. Il reste donc le plus souvent enfermé chez lui et sort peu, ce qui est susceptible de lui conférer un teint grisâtre. Sortez votre écrivain, faites lui respirer le bon air de la campagne, voire poussez-le à pratiquer un sport de plein air. Soyez tenace ! Les premières fois ne seront pas aisées, l’écrivain possède une musculature ainsi qu’une capacité pulmonaire sous-développées. Il aura besoin de temps pour s’adapter, mais si vous persistez, vous constaterez de véritables bénéfices pour la santé et l’apparence de votre écrivain.

2. Offrez-lui un bon détartrage

L’hygiène de vie de l’écrivain, sa consommation excessive de café, de tabac, de sucreries… ont tendance à favoriser le développement de bactéries dans sa bouche. De plus, comme il passe la majeure partie de son temps reclus, il parle peu, ce qui contribue davantage encore à la fermentation buccodentaire. Le résultat : une dentition jaunie et une haleine proche de la fosse septique.

Mais ne vous inquiétez pas, un bon détartrage accompagné d’un blanchiment dentaire permettra de rendre à votre écrivain son sourire d’enfant.

blanchiment des dents

3. Prenez soin de son poil

Certaines espèces d’écrivain, surtout lorsqu’elles sont dotées du gène « Soley ka chofé » (le gène antillais ndlr), ont tendance à posséder un système pileux extrêmement revêche.

Si c’est le cas de votre écrivain, je vous recommande l’épilation au laser. Bien que parfois douloureuse (l’écrivain est aussi souvent une grosse chochotte) cette opération, si elle est répétée régulièrement, vous permettra de bénéficier d’un écrivain doux comme un bébé phoque.

pattes de chat
trouvé sur Mademoizelle.com

4. Et de son cheveu

Pour les raisons développées en point n°1, le cheveu de l’écrivain est bien souvent à l’agonie. L’absence d’entretien cumulée à une hygiène alimentaire piteuse produisent des effets directement visibles sur sa capillarité. En fonction du capital génétique de votre écrivain, cela peut se traduire par un cheveu totalement sec et dévitalisé ou au contraire, si gras qu’on pourrait faire des frites pour toute la Belgique. Pour ce point particulier, je vous recommande de prendre conseil auprès de votre coiffeur afin de définir avec lui le soin le plus approprié.

touffe de cheveux

5. Au besoin, maquillez-le

Vous avez suivi précautionneusement les quatre premiers points et votre écrivain est toujours passablement dégueulasse ?

Ne paniquez pas !

Il existe encore un recours : le maquillage.

Pour savoir comment exécuter parfaitement un maquillage-camouflage, je vous recommande les tutos d’Enjoy phoenix sur Youtube.

(Je vous conseille cependant d’éviter le masque à la cannelle).

 

La récidive se meut mais ne se rend pas !

guerrière
Source : fubiz.net

Et bien, et bien, et bien…

Il s’en est écoulé du temps depuis mon dernier post.

Alors, bande d’internautes, vous pensiez vous être débarrassés de moi ?

Que nenni !

Ahah, comme une vieille grabataire qui s’accroche à son déambulateur, la récidive s’accroche à sa plume, plus fringante et incisive que jamais, immortelle, inénarrable, incommensurable et incontrôlable, évidemment !

Allez zou, je vous annonce en exclusivité mondiale, que dis-je intersidérale, la sortie de 10h10 en Kindle et très bientôt en format papier…

http://www.amazon.com/10-heures-French-Edition-ebook/product-reviews/B00L8BD2LO

L’amour du risque

Voilà, c’est fait,

envoi de mes 4 premiers manuscrits : Actes Sud, le Cherche midi, Le Seuil et… Le Dilettante.

Le Dilettante est réputé pour ses lettres de réponse plutôt sèches, voire injurieuses, faites aux écrivains en herbe.

Pour vous en convaincre, voici un petit palmarès des phrases les plus assassines recueillies par Stoni sur son blog (Le blog de Stoni) :

« Pourquoi avoir bousillé tous ces arbres pour imprimer pareil manuscrit ? »

« La lourdeur de votre style n’atteint tout de même pas celle de la psychologie de vos personnages – c’est dire. »

« Pour le salut de la littérature française, nous vous prions instamment d’abandonner l’écriture. »

Beaucoup recommandent donc de ne pas envoyer leur manuscrit, mais moi j’ai le goût du risque…

Et je suis sûrement un peu masochiste aussi.

lettre le dilettante